1. NRAS 79. Scolariser les enfants et adolescents malades ou accidentés

    Un véritable dispositif de scolarisation des enfants malades ou accidentés à l'hôpital, en centre de rééducation et à domicile.

    Présentation du numéro : Sur le plan éducatif et scolaire, un intérêt particulier est porté aux enfants malades depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Il ne s’agit plus seulement de mieux les soigner et les accompagner dans leur convalescence à l’hôpital, mais aussi de mieux les étayer sur le plan scolaire. C’est à partir des années 1980 que l’Éducation nationale développe un véritable dispositif  de scolarisation des enfants malades ou accidentés à l’hôpital, en centre de rééducation et à domicile.
    Aujourd’hui, ce sont plus de 13 000 enfants ou adolescents qui bénéficient chaque année d’un enseignement à leur chevet, dans une classe à l’hôpital, en centre de rééducation, avec l’aide d’un service d’assistance pédagogique à domicile (SAPAD) ou du Centre national d’études à distance (CNED). Les lois du 11 février 2005 et du 8 juillet 2013, en donnant clairement l'école inclusive pour horizon au système éducatif, ont ainsi posé un cadre de cohérence institutionnel dans lequel s’inscrit  la scolarisation des enfants malades.
    Pour autant, les dispositifs restent fragiles, les enseignants souvent isolés et démunis face aux bouleversements psychologiques et sociaux qu'engendre la maladie grave et les enfants eux-mêmes confrontés à d’inévitables remaniements identitaires. L’objet de ce dossier est d’interroger les principaux enjeux liés à la scolarisation dans un environnement hospitalier de ces élèves singuliers : la contribution des dispositifs au parcours de scolarisation ; l’impact de ce contexte scolaire particulier sur l’enseignement et l’apprentissage ; l’apport des technologies numériques ; enfin le sens que peut recouvrer l’école pour le jeune malade et son entourage.

    Dossier dirigé par Patrice BOURDON, maître de conférences en sciences de l'éducation Université de Nantes/ESPÉ – CREN (EA 2661) et Danièle TOUBERT, maître de conférences en psychologie clinique à l’INS HEA, Université Paris Lumières – Grhapes (EA 7287).