1. PSM 2-2018. De la citoyenneté, collectif

    Pourquoi cet intérêt pour la citoyenneté aujourd'hui en santé mentale ?

    Présentation du numéro : Le citoyen est défini classiquement comme un être humain considéré comme personne civique. Or, depuis la révolution française de 1789, cette personne civique accède à l’égalité de droit. Précisons en élargissant la définition sous la forme d’une triade. La citoyenneté comprend trois aspects de droits et de devoirs. Le premier, politique, inscrit le citoyen comme acteur de la souveraineté collective. Le second, civique, instaure une égalité de droit entre les citoyens. Le troisième, social, offre la possibilité de bénéficier de prestations et de soutiens. Pour résumer cette triade composant une citoyenneté complète, il suffirait de conjuguer trois principes : liberté, égalité et solidarité. Une raison principale pour laquelle nous militons à Santé Mentale France réside dans une volonté de respect de cette pleine citoyenneté pour les personnes confrontées à des difficultés psychiques. Dans ce numéro, trois types de contributeurs : des utilisateurs de service de santé mentale, des praticiens professionnels et des théoriciens. Toutefois, les dix articles réunis se distribuent en fonction d’un enchaînement tenant au choix thématique de chacun sans tenir compte du statut des auteurs. Dans la conception de la citoyenneté française, le devoir de solidarité se conjugue avec le droit à l’égalité. Prenant en compte cette conception d’égalité citoyenne, nous devons considérer les personnes handicapées psychiques en tant que citoyens comme les autres. Ainsi le veut la citoyenneté bien comprise, entre humains semblables, reconnus dans une égale dignité. L’essentiel réside dans la reconnaissance de leur personne singulière, comme pour tout un chacun. La personne signifie l’existence de sensations, sentiments, désirs et pensées propres. La citoyenneté inscrit cette dimension existentielle dans le registre politique, civique et social, à savoir le citoyen, être humain doté d’un droit à la liberté, l’égalité et la solidarité. Voilà pourquoi la citoyenneté constitue une donnée fondamentale de la personne, donc une priorité.


    Présentation de la revue : Croix-Marine réunit à la fois des praticiens de la psychiatrie qui, depuis la fin de la guerre, militent pour une humanisation de l’hôpital (qui est le seul lieu de soin à l’époque) et des personnes qui sont portées par le souci de réinsertion et de réadaptation des personnes qui sortent des services psychiatriques. Dès ses débuts le mouvement considère qu’il est fondamental de conjuguer le soin avec la réadaptation sociale et cette articulation entre ces deux champs va constituer le fil rouge de son action jusqu’à ce jour. La revue a toujours mis en avant dans ses titres successifs le terme de pratique. Elle se veut en effet le reflet des avancées et propositions réalisées par une fédération forte de ses quatre cents associations et établissements adhérents. Sur le plan du soin elle a promu les pratiques portées par le mouvement de psychothérapie institutionnelle, humanisation et animation sociale des lieux de soin, mise en place de clubs thérapeutiques, et d’associations au sein de l’hôpital…et au plan de la réinsertion elle a proposé et concrétisé la mise en place des premières structures d’assistance en dehors de l’hôpital.


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