1. PSM 1-2018. Le projet territorial de Santé Mentale

    Quel bénéfice pour le parcours des usagers ?

    Présentation du numéro : La loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016 dispose d’ancrer l’organisation et la pratique des soins psychiatriques et de l’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique dans une logique du territoire qu’explicite de manière plus concrète le rapport Laforcade. L’article 69 de cette loi distingue clairement la politique de santé mentale qui inclut des actions de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation et de réinsertion sociale, et l’organisation du territoire sur lequel cette politique est déclinée. Mais ce ne sont pas seulement les professionnels de la santé qui sont conviés à élaborer et mettre en œuvre cette politique, mais aussi l'ensemble des acteurs de la prévention, du logement, de l'hébergement et de l'insertion, les collectivités locales, les conseils locaux de santé et de santé mentale, sans oublier les représentants des usagers. Il est demandé préalablement à cette myriade d’acteurs de réaliser un diagnostic territorial partagé permettant d’identifier les ressources disponibles et de préconiser les actions pour remédier aux insuffisances constatées, avec un objectif prioritaire : garantir une continuité des parcours de santé et de vie, de qualité, sécurisés et sans rupture. Si des réserves liées aux arrière-pensées financières de la technostructure sanitaire sont compréhensibles, il ne s’agit pas néanmoins, comme d’aucuns le craignent, qu’il se substitue au secteur de psychiatrie qui a inversé la logique asilaire et organisé une proximité et une continuité des soins, mais d’aller plus loin avec un secteur rénové qui associe la société civile. Cela implique de prendre en compte d’emblée l’accompagnement dans la vie quotidienne et notamment la question centrale de l’accès au logement et de l’accès à l’emploi, mais aussi de l’accès à une citoyenneté, en particulier lorsqu’une mesure de protection juridique demeure nécessaire. Ce nouveau territoire de santé mentale qui est celui de l’ensemble des acteurs invités à soigner et accompagner des personnes confrontées à des troubles psychiques suscite néanmoins quelques questions qui seront débattues lors de ces journées d’octobre 2017 à Amiens.


    Présentation de la revue : Croix-Marine réunit à la fois des praticiens de la psychiatrie qui, depuis la fin de la guerre, militent pour une humanisation de l’hôpital (qui est le seul lieu de soin à l’époque) et des personnes qui sont portées par le souci de réinsertion et de réadaptation des personnes qui sortent des services psychiatriques. Dès ses débuts le mouvement considère qu’il est fondamental de conjuguer le soin avec la réadaptation sociale et cette articulation entre ces deux champs va constituer le fil rouge de son action jusqu’à ce jour. La revue a toujours mis en avant dans ses titres successifs le terme de pratique. Elle se veut en effet le reflet des avancées et propositions réalisées par une fédération forte de ses quatre cents associations et établissements adhérents. Sur le plan du soin elle a promu les pratiques portées par le mouvement de psychothérapie institutionnelle, humanisation et animation sociale des lieux de soin, mise en place de clubs thérapeutiques, et d’associations au sein de l’hôpital…et au plan de la réinsertion elle a proposé et concrétisé la mise en place des premières structures d’assistance en dehors de l’hôpital.


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